Je parcours la nuit à la recherche de ton ombre .
Allongé sur un quais, une de mes mèches de cheveux glissé dans ses doigts, et les yeux dilués de tristesse, il me fixait. Sa voix basse murmurait quelques mots creux, me faisant l'effet d'un papier de verres caressant ma peaux :
" - J'ignore tout de toi. J'ignore à quel point l'immensité t'avale. J'ignore les mots perdus recrachés sous tes larmes qui pleuvent dans tes rêves défendus. J'ignore pourquoi tu t'obstines à t'enfoncer dans tes vices. Tous tes vices. Je vois pourtant les étoiles au fond de ton cerveau - elles grignotent les heures, les jours les pages blanches. Ce sont des étoiles interdites et je ne vois que ça. J'aimerais pouvoir te dire ô combien je n'en peux plus de te voire tout foutre en l'air... La peur est diffuse mais je suis debout, à toutes les heures du jour et de la nuit. Je suis debout, presque immobile et je vois ta vie passer comme une rame de métro et se détruire dans l'infime lueur d'une larme. "
Rien ne changeait, les discours étaient les mêmes, les nuits passé à longer Paris, toujours cette même phrase à bout de lèvre : "Que sais-je sur toi ?" Rien, absolument rien. Ces questions maintes fois répétés.. Jamais il ne comprendra mes phases, mon besoin de compréhension, mes ivresses répétées, ma quête d'un sens, d'un but.. Je l'aime, c'est tout, c'est rien, il ne le saura jamais. Il ne verra jamais en moi que l'étincelle de décadence qui n'aime que les interdits & les ombres inaccessibles.. Que celle qui brisa sa vie en tombant amoureuse d'un ami, d'une lueur d'impossible, qui serra tant de fois son corps, la nuit n'étant plus, le jour n'étant pas encore, mais pour qui elle n'était qu'un jouet..
Comment blâmer la faiblesse de l'âme d'un puissant voyageur entre deux rêves, deux similitudes.. Combien sommes nous encore à attendre que la nuit nous dévore, combien sommes nous à fabuler nos existences aux ombres qui pavent notre vie ?
" - J'ignore tout de toi. J'ignore à quel point l'immensité t'avale. J'ignore les mots perdus recrachés sous tes larmes qui pleuvent dans tes rêves défendus. J'ignore pourquoi tu t'obstines à t'enfoncer dans tes vices. Tous tes vices. Je vois pourtant les étoiles au fond de ton cerveau - elles grignotent les heures, les jours les pages blanches. Ce sont des étoiles interdites et je ne vois que ça. J'aimerais pouvoir te dire ô combien je n'en peux plus de te voire tout foutre en l'air... La peur est diffuse mais je suis debout, à toutes les heures du jour et de la nuit. Je suis debout, presque immobile et je vois ta vie passer comme une rame de métro et se détruire dans l'infime lueur d'une larme. "
Rien ne changeait, les discours étaient les mêmes, les nuits passé à longer Paris, toujours cette même phrase à bout de lèvre : "Que sais-je sur toi ?" Rien, absolument rien. Ces questions maintes fois répétés.. Jamais il ne comprendra mes phases, mon besoin de compréhension, mes ivresses répétées, ma quête d'un sens, d'un but.. Je l'aime, c'est tout, c'est rien, il ne le saura jamais. Il ne verra jamais en moi que l'étincelle de décadence qui n'aime que les interdits & les ombres inaccessibles.. Que celle qui brisa sa vie en tombant amoureuse d'un ami, d'une lueur d'impossible, qui serra tant de fois son corps, la nuit n'étant plus, le jour n'étant pas encore, mais pour qui elle n'était qu'un jouet..
Comment blâmer la faiblesse de l'âme d'un puissant voyageur entre deux rêves, deux similitudes.. Combien sommes nous encore à attendre que la nuit nous dévore, combien sommes nous à fabuler nos existences aux ombres qui pavent notre vie ?
B.O.N.J.O.U.R.
T.R.I.S.T.E.S.S.E
T.R.I.S.T.E.S.S.E
