Interface.

Interface.
Je parcours la nuit à la recherche de ton ombre .


Allongé sur un quais, une de mes mèches de cheveux glissé dans ses doigts, et les yeux dilués de tristesse, il me fixait. Sa voix basse murmurait quelques mots creux, me faisant l'effet d'un papier de verres caressant ma peaux :
" - J'ignore tout de toi. J'ignore à quel point l'immensité t'avale. J'ignore les mots perdus recrachés sous tes larmes qui pleuvent dans tes rêves défendus. J'ignore pourquoi tu t'obstines à t'enfoncer dans tes vices. Tous tes vices. Je vois pourtant les étoiles au fond de ton cerveau - elles grignotent les heures, les jours les pages blanches. Ce sont des étoiles interdites et je ne vois que ça. J'aimerais pouvoir te dire ô combien je n'en peux plus de te voire tout foutre en l'air... La peur est diffuse mais je suis debout, à toutes les heures du jour et de la nuit. Je suis debout, presque immobile et je vois ta vie passer comme une rame de métro et se détruire dans l'infime lueur d'une larme. "
Rien ne changeait, les discours étaient les mêmes, les nuits passé à longer Paris, toujours cette même phrase à bout de lèvre : "Que sais-je sur toi ?" Rien, absolument rien. Ces questions maintes fois répétés.. Jamais il ne comprendra mes phases, mon besoin de compréhension, mes ivresses répétées, ma quête d'un sens, d'un but.. Je l'aime, c'est tout, c'est rien, il ne le saura jamais. Il ne verra jamais en moi que l'étincelle de décadence qui n'aime que les interdits & les ombres inaccessibles.. Que celle qui brisa sa vie en tombant amoureuse d'un ami, d'une lueur d'impossible, qui serra tant de fois son corps, la nuit n'étant plus, le jour n'étant pas encore, mais pour qui elle n'était qu'un jouet..
Comment blâmer la faiblesse de l'âme d'un puissant voyageur entre deux rêves, deux similitudes.. Combien sommes nous encore à attendre que la nuit nous dévore, combien sommes nous à fabuler nos existences aux ombres qui pavent notre vie ?


B.O.N.J.O.U.R.
T.R.I.S.T.E.S.S.E

# Posté le samedi 14 juin 2008 12:50

Modifié le lundi 12 octobre 2009 15:52

L'illusion d'une romance à deux.

L'illusion d'une romance à deux.
Appele moi Sam .
Je suis perverse & masochiste. Tiens le toi pour dit. Sache que je ne viens de nul part. Je ne me présente jamais sous la même forme, et je suis loin d'être celle que tu t'imagines. Cette image de dépravée, de salope.. Ce n'est pas moi. Je suis lunatique. J'ai pris ma jeunesse en pleine gueule. L'apocalypse je l'ai vu & le dégoût de la vie je l'ai eu. Mes vrais amis je les compte sur les doigts d'une seule main, les autres je sais qu'ils font semblant. C'est tellement commun de tricher sur les sentiments. Je suis une Dandy surréaliste entre l'ultra violence et sagesse biblique. Je m'effraye à aimer des choses étranges, décalées. Je suis pas non plus stable & facile à vivre. J'ai souvent l'impression d'être sale de l'intérieur. Je suis matérialiste, superficielle, et manipulatrice, chacun de mes actes ont un sens, je me fou de la réputation que vous pourriez me donner, d'une mauvaise image ou des rumeurs que vous faites courir à mon sujet puisque, moi, j'obtiens toujours ce que je veux.

# Posté le jeudi 05 juin 2008 14:22

Modifié le vendredi 13 novembre 2009 13:59

Un.

Un.
J'enmerde le monde parce que je le hais .







Je le hais de ne pas être ce que je voudrais qu'il soit. Je suis une idéaliste, je chéris des valeurs obsolètes ; le courage, l'abnégation, la grandeur. Ma vie est une quête dont l'objet n'est plus, mes ancêtres étaient des héros, je n'suis qu'une fille à papa. Rebel without a cause. Je crèverai d'un accident de Porsche, ou d'une overdose, alors que je voudrais crever au combat. Combattre quoi ? Dans un monde où Dieu est Réussite Social, et qu'on ne sauve plus qu'au cinéma.. Je cherche en vain dans chaque visage une étincelle de poésie, de l'enthousiasme dans les discours, des idéaux si ce n'est des idées, mais les gens passent outre, ils marchent pressés, mal habillés, les yeux vidés par les soucis.







Et je ne peux rien pour eux. Je ne peux rien pour personne.

# Posté le mercredi 16 juillet 2008 19:10

Modifié le lundi 12 octobre 2009 15:40

Deux.

Deux.
C'est juste une émeute émotionelle.

Ma vie tourne comme un vinyle en suspension.
Les souvenirs brûlent dans mon corps puis collent aux yeux et s'agrippent au plafond. Je vois les nuits se chevauchant dans le tumulte à la vitesse de la lumière. Je ne fais que marcher dans le désert finalement. J'ai vu tant de gens rentrer et sortir de ma vie, y rester sans y être inviter ou partir sans rien dire, tant de gens qui au final n'était pas bien différents les uns des autres... Tant de gens mornes aux discours vides de sens résonnant dans le creux de leurs gorges, aux idéaux stéréotypés leur grillant les neurones, abrutie par un monde réduit en pixel... Je suis en manque d'adrénaline. J'ai perdu l'extase de la nuit, je me lasse de tout.

Silence is golden.

# Posté le mardi 01 juillet 2008 16:11

Modifié le lundi 09 novembre 2009 14:59